Comité Technique Paritaire Départemental de sept 2009

lundi 7 septembre 2009
par  FSU 83
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Déclaration liminaire, CTPD du 7 septembre 2009.

Nous voudrions, tout d’abord, souhaiter la bienvenue à M. l’Inspecteur d’Académie.
Malheureusement, nous vous accueillons dans une académie dernière pour le taux d’encadrement en lycée, antépénultième pour les collèges ; dans une académie qui perd des postes alors que sa démographie augmente (122 suppressions de postes dans le second degré avec 73 élèves en plus -chiffres prévisionnels-) ; dans un département où alors que vos services ont prévus 296 élèves de plus en collège, 35 fermetures de postes ont eu lieu dans le second degré et que 55 postes ont été supprimés dans le premier degré cette rentrée alors même que tous les enfants de trois ans qui le souhaitent ne sont pas accueillis.
Bienvenue, donc, dans une académie qui est bien en dessous de la moyenne nationale quant à l’orientation des élèves en lycée générale. Dans ce domaine, le département du Var est encore plus « mauvais » que son voisin des Alpes-Maritimes. M. le Recteur avait évoqué ces mauvais chiffres dès son arrivée dans l’académie. Or, faut-il s’en étonner quand nos élèves bénéficient de si peu de moyens ?
Bienvenue dans une académie qui a été fer de lance dans la réforme des bacs pros en trois ans et qui constate à cette rentrée que, malgré la réforme, le problème de l’attractivité des filières reste posé : ce sont toujours les mêmes sections qui attirent les élèves et les mêmes spécialités qui sont désertées. Les moyens manquent toujours et le personnel en lycée pro se précarise : 50 postes dans le Var sont restés vacants à l’issue du mouvement intra, 13 ont été donnés à des titulaires remplaçants, le reste à des précaires.
De nombreux établissements nous signalent des montées d’effectifs. Dans le second degré, ils représentent parfois jusqu’à une classe en plus. Des redoublants de terminale ne sont pas repris … et la maigre enveloppe qui devait parer à ces difficultés ne peut donner lieu qu’à une distribution de quelques heures par ci, par là. L’année dernière, vos services avaient sous-évalué le nombre de collégiens du département : l’écart à la prévision était de 330 élèves de plus, qu’en sera-t-il cette année avec, en plus des lycées généraux qui semblent avoir des effectifs largement plus importants que prévu ?

Alors que nous allons débuter nos travaux, il est indispensable de rappeler que ce CTPD de rentrée s’inscrit dans un contexte particulier et sans précédent : 14 000 élèves en plus sont accueillis dans les écoles alors que 6000 postes sont supprimés. Le gouvernement persiste dans sa volonté de ne pas remplacer un départ en retraite sur deux et annonce, au budget 2010, 34 000 suppressions de
postes dans la Fonction publique dont 16 000 pour l’Education Nationale. La situation de crise internationale que nous traversons nécessite au contraire de développer l’investissement et l’emploi dans les services publics et particulièrement dans l’école. Faire réussir tous les élèves doit devenir une
priorité.
Dans le premier degré, la scolarisation des deux ans continue à baisser, passant de 21,3% en 2007/2008
à 18,4% en 2008/2009. Après les mobilisations de l’an dernier, le ministre a pris des mesures pour reconnaître la professionnalité des enseignants de maternelle et les besoins en formation. Reste que de nombreuses questions demeurent sur leur mise en œuvre, que 50 000 places manquent en maternelle si
l’on se réfère aux taux de scolarisation des 2-3 ans en 2002-03, que la création des jardins d’éveil fragilise la place des tout-petits à l’école, que les enseignants de maternelle ne devraient guère profiter d’une formation continue exsangue... L’exceptionnelle mobilisation autour de la défense des RASED a contraint le ministère à annoncer le maintien de 1500 personnels sur les 3000 fermetures initialement prévues. De même, il a dû revenir sur sa volonté de suppression des réseaux d’aide spécialisés et ouvrir des discussions. Ces discussions ont abouti à la réécriture de circulaires inscrivant les aides spécialisées dans le nouveau contexte créé par la mise en place de l’aide personnalisée et les stages de remises à niveau tout en reconnaissant enfin un temps de concertation, propre au réseau. Pour autant, les suppressions de postes, le déficit en personnel, et la baisse drastique des départs en formation demeurent.

Le 22 juin 2009, dans son discours devant le Congrès, le Président de la République a été contraint de reprendre une partie des thèmes portés par le mouvement social en avançant l’idée que la crise oblige à repenser la politique économique et sociale. En même temps il annonce la poursuite de politiques régressives…
Une véritable politique alternative nécessiterait de remettre en cause les choix qui ont été faits au début du quinquennat, en particulier en matière de fiscalité, d’emploi public, de rôle et de place des services publics, de protection sociale, de logique sécuritaire. Le Président, dans tous ces domaines, non seulement refuse explicitement tout changement d’orientation (avec par exemple la suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux départs) et laisse présager de nouvelles régressions. Les nouvelles mesures annoncées restent souvent limitées ou trop vagues. Faute de remettre en cause le bouclier fiscal ou la défiscalisation des HS, il fait le choix de recourir à l’emprunt pour financer d’éventuelles priorités. Il est totalement silencieux sur le pouvoir d’achat : la revalorisation des retraites et l’augmentation des salaires ne sont absolument pas à l’ordre du jour.
Une véritable politique éducative ambitieuse nécessiterait de répondre aux besoins des élèves, des familles, de la société : il faut réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants... le dogme de la réforme pour la réforme n’a pas de sens, il faut prendre le temps de consulter les professionnels que nous sommes, les élèves, les parents d’élèves… et ne pas avoir pour unique objectif les économies budgétaires à court terme.
Sur tous ces points, le collectif « une école, un avenir » s’est réuni le 4 septembre et s’est adressé solennellement au ministre de l’Education nationale qui affirme agir dans « un esprit de dialogue et de concertation » pour qu’il entende et mette ses actes en conformité avec ses paroles en donnant sans tarder de premiers signes concrets et en ouvrant les discussions nécessaires. Les organisations signataires se retrouveront à la fin du mois pour faire le point et évaluer la situation et les réponses du ministre.
Nous continuerons d’exiger d’autres choix pour l’école.

Pour finir, quelques remarques au sujet des documents fournis et des modalités du dialogue social :
- Nous regrettons qu’une fois de plus, vous mettiez les élus du personnel dans l’impossibilité d’exercer leur mandat dans de bonnes conditions, en ne communiquant les informations préparatoires que vendredi soir. Nous constatons, une nouvelle fois, que ces documents ne comportent que certaines situations d’écoles pour lesquelles l’administration propose une mesure d’ouverture ou de fermeture. Pourtant, le document exhaustif de toutes les écoles existe. La transparence des opérations de carte scolaire justifie que les membres du CTPD disposent de ce document.
- Monsieur l’Inspecteur d’Académie, vous présidez aujourd’hui votre premier CTPD dans le Var. Il nous faut vous signaler que le CTPD « premier degré » de mars dernier a été boycotté par les élus du personnel de la FSU et de l’UNSA : nous contestions alors tant la gestion comptable que le manque de dialogue social et de transparence. Le CDEN qui devait suivre n’a pu se réunir suite au boycott de la FSU, de l’UNSA, de la FCPE, de la PEEP, de la Ligue de l’Enseignement ainsi que de certains élus du département et de la région. Nous souhaiterions pouvoir travailler avec vous dans le respect des prérogatives de chacun : la transparence et le dialogue social sont des éléments essentiels pour pouvoir exercer correctement le mandat que nous ont confié nos collègues de travail
- Concernant les travaux de cette CTPD, les élu-es de la FSU interviendront dans la discussion sur chaque situation, et en rajouteront un certain nombre non listées.



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